Aujourd’hui je vous propose une petite série de photographies, tirée d’une après-midi d’exploration urbaine. J’avais repéré un hôpital à l’abandon, alors, je m’étais dit qu’il devait forcément y avoir des choses à en tirer. Effectivement je suis rentrée chez mois avec quelques clichés intéressants, mais je suis surtout revenue riche d’une nouvelle expérience.

ILLUSTRATION_Propriété de Marin

Lors de cette nouvelle sortie urbaine, mon seul objectif était de photographier tout l’extérieur. Les bâtiments en eux-même auraient pu être super intéressants, mais n’étant pas très accueillants et les ouvertures étant « condamnées », je n’aurais certainement pas pris de risques inutiles. D’autant plus que j’effectuais cette balade toute seule, je préférais rester sur mes gardes.

Je suis la première à dire qu’il ne faut JAMAIS faire d’exploration urbaine en solo. D’une part, c’est super risqué quand on voit la façon dont certains lieux sont délabrés, puis, nous ne savons jamais sur quoi (ou qui) nous pourrions tomber. Alors bon, j’entends déjà quelques moralisateurs me faire leur sermon :  « s’aventurer seule pour faire de l’UrbEx, il faut être complètement inconsciente ! ». Mais là, franchement…il n’y avait pas de quoi en faire un drame. Une seule et unique grande cour, entourée de ses bâtiments hospitaliers (sans menace de s’écrouler et bien fermés), située en plein cœur de la ville et loin de toute solitude. Bref, pas de grand danger à l’horizon, je ne vois pas pourquoi je me serais privée de faire quelques clichés !

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Alors je ne sais pas si le hasard y était pour quelque chose, mais il y a des coïncidences qui ne me font pas rire…vraiment pas. J’avais bien avancé dans ma petite exploration lorsque je commençais à photographier l’une des entrées de l’hôpital (photo ci-dessus). L’ambiance était trop glauque : au sol, il y avait plein de poches médicales du style transfusions sanguines ; certaines contenant encore des liquides de toute sorte. C’est typiquement le genre de truc qui me fait flipper. Cela ne m’a pas rebuté pour autant. J’avançais, j’observais ce qui se présentait sous mon nez, puis je m’attardais à prendre quelques photos.

Puis à un moment, le bruit de la ville s’est tut. Parfois, il est difficile de capter des instants de silence, surtout lorsque l’on se trouve à proximité d’une rue très passante. A cet instant, plus aucun moteur ne vrombissait, plus un seul coup de klaxon, plus de sirène. Le silence. Sortant de ma bulle, en abandonnant la concentration qui m’avait fait oublier le tintamarre citadin, je m’apprêtais à revenir sur mes pas et prendre du recul par rapport à la scène que je figeais depuis plusieurs minutes.

Comment ai-je pu faire pour ne pas crier ? En me retournant, j’ai vu un homme qui observait mes faits et gestes. Je ne saurais dire depuis combien de temps il était là, mais une chose est sûre : je ne l’avais pas entendu venir. Je me suis sentie blêmir tellement j’ai eu peur en voyant l’individu, juste à quelques mètres de moi. J’ai conservé mon sang-froid, tout en essayant de ne pas me liquéfier. Alors que je m’éloignais, l’homme lança : « vous faites des photos ?! ». Intérieurement, ma réponse était plutôt du genre : « ça ne se voit pas, je fais du tricot ! ». En vrai, je lui ai lancé un vague « oui, des photos, c’est ça », puis je suis partie, en prenant garde de ne pas être suivie.

Franchement, il faut l’avouer : je manque trop de chance ! La seule fois où je fais une micro-exploration, que je suis seule…il faut qu’un individu vienne perturber ma quiétude et me faire déguerpir ! Honnêtement, je ne fais pas confiance au premier venu, alors n’allez certainement pas croire que j’allais rester une minute de plus dans la courette ! Le pire, c’est qu’en m’éloignant du lieu, et en prenant soin d’observer si le mec s’en allait (et dans quelle direction histoire de partir à l’opposé), je l’ai vu rejoindre un autre gugusse. Je crois qu’il était vraiment temps que je rentre chez moi et que j’abandonne l’exploration pour aujourd’hui !

Rassurez-vous, cela ne m’a pas empêché de retourner y faire d’autres photos, mais accompagnée cette fois-ci ! Alors vous voyez, lorsque je dis qu’il ne faut pas s’aventurer n’importe où en solo. La preuve en est que, même dans un endroit aux allures inoffensives, le danger peut surgir de n’importe où et sous diverses formes. Bref, c’était ma première expérience sur un spot en solitaire…et pour tout vous dire, je n’ai pas envie de réitérer !

ILLUSTRATION_Propriété de Marin

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