Aujourd’hui, j’avais envie de vous parler de l’une de mes activités estivales favorites : chiner sur les vides-greniers ! C’est un passe temps qui occupe mes weekends…mais pas seulement ! En effet, c’est quelque chose que je partage exclusivement avec ma Maman. J’adore sillonner les routes avec elle, à la recherche d’un joli déballage de « vieilleries ».

Puis, allez savoir pourquoi, comme si le fait de chercher la perle rare ne nous suffisait plus, un jour nous nous sommes retrouvées à monter notre propre stand. En Juillet 2014, le rendez-vous ne pouvait être manqué : vide-grenier dans ma bourgade natale. Depuis deux ans, donc, nous passons régulièrement derrière les étales pour vendre (et donner, voire échanger) toutes sortes de choses amassées dans les placards, la cave et le grenier. Je me suis dit que je pourrais partager mon expérience avec vous, au cas où vous seriez également tentés de vous lancer dans cette aventure ! Quelques petits conseils pratiques ne pourraient que vous être utiles.

Préparer un vide-grenier

C’est le genre de manifestation qui ne se prépare pas au dernier moment, sinon vive les problèmes d’organisation et les crises de nerf pour tout loger dans la voiture ! A l’occasion de notre premier déballage, avec ma mère, nous avions déjà pris les devants en rassemblant grosso modo ce dont nous voulions nous débarrasser. Il faut dire que suite au décès de ma grand-mère, nous avions accumulé tellement de choses, qu’un important rangement s’imposait. Après des séances de tri massif (entre les « ah non ça je le garde » et les « c’est quoi ce truc ? A VENDRE !!! »), le gros du travail était presque achevé. Il ne manquait plus qu’à réunir « voiture » et « cartons » en un seul et même bloc. Si vous êtes des amateurs du jeu Tetris, la mission ne devrait pas vous poser de problème. Rabattement des sièges arrières et organisation au top = un rangement sans souci ! Au fil du temps, nous nous sommes aperçu qu’une remorque pouvait être d’une grande aide ! Nous y logeons davantage de choses, et elle permet de ne pas tout sortir (les gens fouillent dedans). La partie du travail la plus importante étant bouclée, n’oubliez pas de penser à votre confort : prenez des chaises, des parasols (toute une journée au soleil, c’est intenable), un manteau (les matins ne sont pas très chauds et il faut savoir anticiper la météo), des bâches pour couvrir le stand (en cas de pluie soudaine c’est très utile), etc.

Les heures de vente

Il ne faut certainement pas s’attendre à vendre toute la journée à la manière d’un grand magasin ! J’ai remarqué que les ventes décollaient surtout le matin. Une fois onze heures, voire midi arrivés, c’est le calme plat, presque l’ennui, à certains moments. Les gens partent manger, prévoient d’autres choses l’après-midi. Puis…vers quinze heures, seize heures, des petits groupes refont leur apparition et les ventes repartent un peu. Entre midi et deux, comme il n’y a pas trop d’affluence sur les stands, c’est le moment de s’accorder un peu de répit pour manger. Et oui, un vide grenier ça creuse ! Souvent, une restauration rapide est proposée sur place (hot-dogs, frites, semoule, barbecue, etc). Cependant avec ma mère nous préférons amener notre propre garde manger. D’ailleurs en parlant de ravitaillement, pensez à prendre des bouteilles d’eau avec vous. La chaleur pouvant être de la partie, il n’est quand même pas question que vous vous desséchiez.

ILLUSTRATION_Propriété de Marin

Les chineurs

En parlant de chineurs, j’ai parfois envie d’enlever le N, tellement cela qualifie si bien certains individus ! Mais rassurez-vous, de manière générale, les gens sont vraiment adorables. C’est d’ailleurs pour cette raison, que je ne me lasse pas de passer derrière le stand. Ainsi, sur un vide-grenier nous rencontrons tout type de personnes.

——- Les lèves-tôt : à chaque vide-grenier, alors que nous commencions à peine à déballer les cartons, des gens arrivaient déjà pour débusquer la perle rare. Certains demandaient même s’ils pouvaient regarder ce qu’il y avait dans le coffre. Il est vrai que ce côté sans-gêne pourrait en irriter plus d’un, mais ces personnes (des collectionneurs pour la plupart) ont toujours été très respectueuses. Pour tout vous dire, c’est à ce moment que les ventes ont le plus décollé.

——- Les indécis : ils posent des questions, disent que « peut-être » ils repasseront, mais qu’en fait ils aimeraient acquérir de suite l’objet convoité. Ils repartent, puis repassent, reposent encore quelques questions, essaient de négocier. Ils se grattent le menton, prennent l’objet et l’examinent sous toutes les coutures.ILLUSTRATION_Source : la Toile Ils le reposent. Vente ? Pas vente ? Et ENFIN, ils se décident : « je le prend ! ». « Ok, super, alors ça fera 3 Euros, s’il vous plaît ». Dans le genre indécis, nous avons eu la reine des casses-pieds. Une anglaise chinait dans le bac des poupées quand elle en montre une à sa fille. Elle finit par l’acheter et repart vers les stands suivants. Cool une vente ! Sauf qu’il ne faut JAMAIS SE RÉJOUIR TROP VITE. Une vingtaine de minutes plus tard, elle revient vers nous en reposant la poupée et en nous demandant de lui rembourser. Le motif : sa fille pourrie-gâtée n’arrêtait pas de pleurer car elle ne voulait pas ce jouet. La frapper avec chacune des poupées que nous vendions ? J’y ai pensé, rassurez-vous.

—— Les voisins de stand : eux aussi font partie des chineurs. Nous pouvons tenir un stand et s’accorder une petite heure pour trouver la perle rare ! Nous avons toujours eu des voisins sympas, qui parlaient bien et avec qui nous avons pu tuer le temps. Sur le dernier vide grenier, il y avait un marchand de fruits. Lorsqu’il devait s’absenter, nous lui surveillions son étal. Pour nous remercier, il nous a offert un melon. Ah, puis il y a les voisins qui ont un stand carrément à l’autre bout de la rue, mais qui viennent blablater toutes les cinq minutes. En moins sympathiques, il y a ceux qui tirent tout le temps la gueule, ne parlent pas et nous regardent de travers lorsque nous faisons une vente ou que les gens s’arrêtent pour nous parler. Oui, oui, charmants ! J’allais oublier : il y a les « grandes-gueules », que l’on entend brailler (mais pour eux c’est simplement parler) à l’autre bout du vide grenier. Malheur à ceux qui sont juste à côté.

——- Les radins : avec ma mère, nous voulions à tout prix nous débarrasser de nos affaires, alors nous affichions des prix très abordables (de 50cts à 5E grand maximum). Il y en a encore pour qui c’était « trop cher ». A propos d’une assiette décorative, une dame anglaise a clairement chipoté pour 50cts. Elle parlait tout le temps dans sa langue natale, imaginant que nous ne la comprendrions pas. Elle disait à une de ses amie qu’il ne « faillait donner que quelques centimes » et « faire croire qu’elle n’avait pas plus dans le porte-monnaie ». Manque de pot pour elle, je faisais la traduction à ma mère. Je pense qu’elle a compris que son attitude nous gonflait, du coup elle a fini par payer le prix demandé. Une autre fois, une femme voulais acheter un collier (mais un GROS collier quoi !). Pour Madame, cela faisait « trop cher de débourser 3Euros, pour…ça ». Je crois que la prochaine fois, je ferai un petit panneau avec la mention : « pour le prix, nous vous offrons aussi un billet de 100 balles et la livraison à domicile ».

« Les sans-gêne » : que dis-je ? LES CASSES-C*UILLES plutôt ! Ce sont des personnes qui jouent tellement bien leur rôle d’emmerdeurs professionnels que je suis obligée de vous les présenter. Sur un vide-grenier où nous avions peu vendu, une troupe de mamies vient regarder les habits. what-the-fuckL’une d’entre elles prend un bonnet rouge et se permet moult critiques, dignes d’une gamine de maternelle. C’était du genre : « bon aller je l’essaie mais ma mère m’a toujours dit de faire attention aux poux ». Ou bien ses amies qui lui disaient : « mais tu en as déjà plein, puis tu ne vas quand même pas mettre…CA…cet hiver ?! ». Et elle de répondre : « pourtant le rouge ça me bien, non ?! Mais, oh la la qu’est-ce-que c’est chaud ce…truc. En plus ce n’est pas très beau effectivement » (limite à dire : « mais qui voudrait de cette merde ? »). Moi qui, au début, m’attendais à faire une vente, je lui aurais plutôt fait manger le bonnet à cette vieille bique ! A noter, je suis restée très patiente, je ne leur ai pas volé dans les plumes.

ILLUSTRATION_Source : la Toile——- Ceux qui font des recherches précises : presque à n’importe quelle heure de la journée (mais en général, c’est surtout tôt le matin), des gens se présentent devant le stand et nous font part de leurs recherches. La plupart du temps, il ne s’agit que d’anciennes cartes postales, de téléphones, de tableaux, d’anciennes cartes routières, de vieux livres d’écoles, de bijoux en or. Plus rarement nous avons eu droit aux assiettes décoratives en porcelaine, aux maillots de bain, aux sacs de sport. Souvent les recherches sont tellement précises que nous sommes obligées de répondre par la négative, et les gens, nous laisse un regard quelque peu déçu.

ILLUSTRATION_Source : la Toile——- Ceux qui n’ont pas de monnaie : alors oui, c’est super drôle de ne pas avoir de billet assez gros pour rendre la monnaie sur 20 Euros. « Votre porte monnaie était léger ?! Mais ça, c’était avant ». Et voilà comment des visiteurs très gentils, sans mauvaise intention, se retrouve avec plein de pièces de 1E, 2E et 50cts…juste parce qu’ils n’avaient qu’un billet de 20 Euros. Si c’est pas beau le « commerce » !

Savoir se passer le temps

A tout hasard, s’il y a des « vendeurs » ne prennent rien avec eux pour se passer le temps, dites-moi tout : COMMENT FAITES-VOUS POUR NE PAS VOUS ENNUYER ? Lorsque l’on vend en suffisance, que pas mal de gens passent voir le stand et discutent, c’est bon cela aide à tuer le temps. Mais sinon, attendre toute une journée pour vendre, ne serait-ce que quelques babioles à 1Euros ou le tricot de l’arrière grand-mère à 5Euros, c’est terriblement long ! Faire un vide-grenier à deux est une bonne solution car d’une part, nous nous entraidons pour monter/démonter le stand et ranger. D’autre part, cela évite de se sentir trop seul. Avec ma mère, nous avons opté pour les « instants discussion » et les « instants lecture/tricot ». Pendant qu’elle finissait de se tricoter un pull, moi, j’avançais dans la lecture de ma grosse pile de livres. Même qu’une fois, un Monsieur s’est arrêté nous parler, tant la scène lui semblait être tirée d’un autre temps.

Quant est-il du remballage ?

ILLUSTRATION_Source : la ToileContrairement à ce que je pensais, cela va très vite. Je l’avoue, c’est la fin d’une longue journée, nous nous fichons pas mal de savoir si tel carton va dessus ou dessous. Du moment que le tout re-rentre dans la voiture, nous nous en contentons ! Là où le bonheur est à son comble, c’est lorsque nous posons enfin le pied à la maison,que nous comptons la recette du jour, que nous disons : « si les cartons veulent retrouver la cave, ils pourront attendre demain »…mais le plus jouissif : c’est d’aller se vautrer comme un veau de mer sur le lit. Finalement, en repensant à ce jour, à chaque fois je me dis : « hhaaannnn j’en peux plus, je suis naaaaase »…mais je recommence le weekend suivant, parce que les vides grenier : C’EST LE PIED !


Vous êtes déjà passé derrière le stand ? L’aventure vous tente ?

ILLUSTRATION_source Tumblr

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