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« Moi je trouve ça bien que cette journée existe mais cela devrait être toute l’année, et pas seulement un jour par an »

(source Balledesexisme)

Je suis bien loin d’être la féministe qui bataille sur tous les fronts. Je suis une femme, tout simplement. Je n’ai pas besoin de me coller d’autres étiquettes pour me faire respecter en tant que telle. D’ailleurs, un respect qui s’applique aussi bien à ma propre personne qu’à mes droits.

Je me rends compte de l’immense privilège que j’ai eu depuis ma naissance. J’ai grandi dans un foyer où mon existence n’a jamais été conditionnée au simple fait que je sois une femme. Qu’importent mes choix, il n’a jamais été question de me dire : « toi, tu es du sexe opposé, tu ne feras pas cela, tu n’iras pas ici, tu ne fréquenteras pas untel ». Je pèse vraiment la chance que j’ai d’être une femme libre ! Je peux remercier les générations de ma grand-mère, et même de mon arrière-grand-mère, qui ont lutté pour leurs droits, pour leur identité…pour que les femmes ne se sentent plus comme les fardeaux de cette société. Aujourd’hui, ce combat n’est pas terminé. C’est à nous, femmes libres de tous pays, de faire en sorte que celles qui sont enchaînées en ce moment même, ne le soient plus demain. Et qu’après-demain, plus aucune d’entre nous ne soit la proie d’un monde machiste. 

À ce titre, je grogne une année de plus contre l’image détériorée de ce 8 Mars, vulgairement nommé comme étant la « Journée de la Femme ». Alors déjà, remettons les points sur les i : il s’agit de la JOURNÉE INTERNATIONALE DE LUTTE POUR LES DROITS DE LA FEMME. Rien qu’avec cela, la chose est posée. Alors aux oubliettes le cliché du « journée des femmes = nous faisions ce qui nous chante = les hommes au boulot et aux taches ménagères = on profite à fond du mass-marketing ». Ça, justement, c’est du grand n’importe quoi. L’appellation exacte de cette journée devait certainement fatiguer quelques « bien pensants » (ironie), pour en arriver à faire passer certains termes, on ne peut plus importants, à la trappe. Je vais vous demander une chose simple : vous allez faire résonner ces termes dans votre tête. « LUTTE POUR LES DROITS DE LA FEMME ». Répétez-les à haute voix maintenant. Plus fort ! Allez, il faut y mettre plus d’entrain là !

LUTTE POUR LES DROITS DE LA FEMME

Aujourd’hui, si nous parlons encore de LUTTE pour les DROITS de la FEMME, c’est bien que la parité n’est encore qu’une chimère inaboutie. Si vous pensiez que nous vivions dans un monde où hommes et femmes cohabitent sur le même pied d’égalité…IL SERAIT ALORS TEMPS DE VOUS RÉVEILLER ! Sortez de votre zone de confort, intéressez-vous au monde qui vous entoure, renseignez-vous sur les conditions de vie dans les autres pays. Puis revenez à une échelle qui vous correspond davantage : celle de la France.

Viols, agressions, inégalités salariales, harcèlement, violences conjugales. Cela ne vous interpelle pas un peu ? Faites l’expérience de lire la presse pendant plusieurs semaines et dressez-en un bilan. Chaque jour, dans les faits divers, il sera question des susdits« thèmes » .

ILLUSTRATION_Source : Internet• Harcèlement : prenons un exemple du quotidien (pardon, mais même cette phrase m’énerve), le harcèlement de rue. QUI, parmi vous, ne s’est jamais faite siffler alors qu’elle marchait dans la rue ? QUI ne s’est jamais faite suivre en rentrant chez elle ou en allant au boulot ? QUI ne s’est jamais faite insulter alors qu’elle ne répondait pas aux interpellations d’un groupe d’individus en chien ? Quelqu’un osera-t-il me dire que ces agissements sont « normaux » et se justifient par « l’attitude » de la femme ? La personne qui répondra à cette question par un acquiescement n’est qu’une merde sans nom, tout simplement. Une femme ne sera jamais une « salope », qu’elle soit en jupe ou en jean. Croyez-moi, ce n’est pas la longueur de votre bas qui définira votre aptitude à être une aguicheuse (pour rester polie). Avez-vous déjà entendu dire qu’un mec en short serait plus à même d’être un fils de pute, comparé à un homme en costard ? Une femme ne sera jamais une « grosse pute » parce qu’elle ne s’abaisse pas à la bêtise d’individus qui se croient encore au Moyen-Age. Une femme n’aura jamais pour seul mérite « de se faire baiser comme une chienne » parce qu’elle dira merde à ces gros cons, qu’elle est LIBRE de marcher SEULE dans la rue et qu’elle s’habille comme bon lui semble.

• Viol : il n’y a qu’UN SEUL coupable, le violeur. Il est le seul à devoir culpabiliser. Il est le seul à devoir répondre de ses actes devant la Justice. Une victime de viol ne doit pas se sentir coupable de quoi que ce soit, ni honteuse. C’est UNE VICTIME. Nul n’est en droit de lui intimer le contraire. Les personnes cautionnant le viol sont également COUPABLES et complice, toutes autant qu’elles sont. Si vous avez envie de dégobiller en lisant l’infographie suivante (que je ne commenterai pas, elle parle d’elle-même) armez-vous préalablement d’un sac poubelle. Dites-moi que vous avez applaudi ces statistiques, au point de vouloir foutre un coup de pied au cul au panel ! Comment peut-on justifier un viol, avec autant de bagou ? Le plus choquant dans cette étude, ce sont les femmes elles-mêmes, qui ont répondu. Non mais c’est bien connu : un viol est une partie de plaisir (ironie !). « Tiens ce soir, je veux me faire du fun…et si je me faisais violer par trois ou quatre tordus ? ». SÉRIEUSEMENT, VOUS VIVEZ SUR QUELLE PLANÈTE ? Pas la mienne en tout cas, c’est certain !

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 Je ne m’étalerai pas davantage sur d’autres exemples. Vous l’aurez compris, l’égalité des sexes, ce n’est pas encore pour aujourd’hui, malgré de grands progrès. Soyons EN FAVEUR d’un 8 Mars permettant de rappeler les valeurs de base du féminisme (je repense d’ailleurs à la définition qu’en a fait Emma Watson), de ne pas oublier que les combats de chaque femme dans le monde ne sont pas vains, que ce qui a été acquis doit perdurer et que c’est à notre tour de LIBÉRER chacune d’entre nous. A l’inverse, ne prenons SURTOUT PAS cette unique journée pour argent comptant. Le 8 Mars ne doit pas être un prétexte pour laisser le sexisme fleurir (super les réductions sur l’électroménager !). Ce jour ne doit pas non plus être l’occasion d’être un prétexte pour faire n’importe quoi et s’imaginer supérieur(e) au reste de l’humanité. C’est d’ailleurs à ce titre, que j’adresse une pensée particulière aux hommes battus. Eux, les grands oubliés des médias lorsqu’il est question d’anti-sexisme (dans un sens large, sans entrer dans ses subtilités). Car s’il est couramment fait référence aux violences des hommes à l’égard des femmes, l’inverse ne doit pas rester dans l’ombre. Le 8 Mars étant l’occasion de revenir sur la question de la parité, de l’égalité, j’aimerais vraiment remettre les choses à plat en vous disant que OUI, nous les femmes subissons les pressions de la société…mais les hommes endurent, eux aussi, des injustices et nous n’en parlons pas assez. Violences conjugales, viols…la boucle refait un tour. Ne les oublions pas.


« Les gens me traitent de féministe chaque fois que mon comportement empêche de me confondre avec un paillasson » – Rebecca West

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