Plusieurs fois par an, je m’autorise un break sur l’Ile de Ré, l’endroit idéal pour me ressourcer. En plein été, il est vrai que les touristes arrivant en masse, le repos pourrait sembler compromis. Et pourtant ! Moi qui ai horreur de la foule, des gens qui ne sont là que pour le paraître, de l’étalage de richesse à outrance, de l’irrespect à l’égard des locaux et de leur environnement, etc…j’ai su passer outre ces aspects abjects que l’île abrite à certaines périodes. A chaque virée sur Ré la Blanche, il est question de découvertes (de re-découvertes aussi !) et d’instants entièrement réservés à la photographie.

L’arrivée sur l’île : cet instant unique où l’odeur de l’iode emplie nos poumons, où nous « survolons » la vaste étendue d’eau qu’est l’Atlantique. Ce moment de quiétude où tous les tracas nous abandonnent et où nous avons l’impression que le reste du monde s’arrête au péage. Ça y est, nous allons pouvoir nous régénérer.

Le phare des Baleines, le bout du monde

ILLUSTRATION_Propriété de Marin

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Pour celles et ceux qui ne seraient pas au courant : j’adore les phares mais j’ai également un terrible vertige. Donc, monter au plus haut de ces tours maritimes, cela peut se montrer quelque peu compliqué…surtout lorsqu’il y a beaucoup de monde et que le vent se veut de la partie. Je ne suis pas du genre à renoncer si facilement, de ce fait, je me botte le cul (avouez : vous m’avez imaginé en train d’essayer de me coller des coups de godasses dans le popotin !) et j’arrive malgré tout à surplomber le monde quelques minutes.

 

Ils l’ont dit !

Allez savoir pourquoi, c’est toujours aux alentours du phare que j’entends les plus belles conneries qu’un touriste mal renseigné (ou juste complètement ignare) peut déblatérer.

ILLUSTRATION_Propriété de Marin——· Parlons justement du phare en lui-même. Pour celles et ceux qui ne l’auraient jamais visité, tout en bas il nous est possible de voir une grosse rosace avec un chiffre (1854). A votre avis, qu’est-ce-que cela ? Réponse d’une madame à ses enfants : c’est le nombres de marches à gravie pour atteindre le sommet. FAUX !!! Il s’agit, en fait, de l’année de fin de construction de l’édifice. Lorsque mes oreilles ont capté cela, je n’ai pu m’empêcher d’esquisser un rire gêné. Imaginer simplement que la Tour Eiffel compte 1665 marches (du sol au sommet par le côté Est…sachant qu’en général on s’arrête bien avant) et mesure 324 mètres. Faites la comparaison si le phare possédait 189 marches de plus ! Restons réaliste, il ne fait que 57 mètres de haut !

——· Autre barbarisme culturel, associant cette fois-ci les Baleineaux et Fort Boyard. Rassurez-moi sur une chose : tout le monde, ou presque, connais le Fort Boyard et sait à quoi il ressemble ?! Au moins vous, les Français, dites-moi que oui !!! Je vous pose cette question car il semblerait que certains de nos concitoyens ne sachent pas que CELA (cliquez ce n’est pas mauvais pour la matière grise) est clairement loin de ressembler au phare ci-dessus (photo arrondie). Absolument ! J’ai vu une personne désigner les Baleineaux comme étant le célèbre Fort Boyard. Aiiiie, j’ai mal à ma culture.ILLUSTRATION_Propriété de Marin

——· Entamons un sujet qui semble déplaire à certains : le sable ! Lors d’une promenade le long de la plage de la Conche, j’ai été intriguée par l’attitude d’un couple, assis sur un muret. Le jeune homme, en train de se déchausser, semblait assez…agacé. Passant à côté d’eux, les seuls mots que j’ai pu capter furent des plaintes (et pas des plus sympathiques). « J’en ai plus que ras le bol de ce sable, ça se met partout dans les chaussures, c’est vraiment désagréable à force !!! ». Sa copine (très certainement saoulée de toutes ses manières) lui répondit par une forme rigolote de foutage de gueule : « En fait, même si tu viens à la plage, il ne faudrait peut-être pas que tu mettes les pieds dans le sable…Ouais ça serait mieux ! ». Le bougre ne devait pas s’attendre à cela. Il n’eut pour réactions que des marmonnements de mécontentement. Je n’ai pu m’empêcher de rire, sans pouvoir retenir un petit pic « d’amabilité » : « encore un citadin qui découvre la vie ! ».

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De casemate en casemate

Une casemate, est plus connue sous le nom de bunker (en anglais) ou blockhaus (en allemand). Ce sont les anciennes fortifications militaires que vous pourrez croiser lors de vos ballades le long des plages rétaises. Je ne les ai pas toutes photographié, mais les explorations ne restent pas vaines. A chaque retour sur l’ile, il est question de découvrir de nouveaux bâtiments. Aujourd’hui, les blockhaus sont le terrain privilégié de quelques graffeurs, qui nous laissent quelques petites œuvres. Partir à la découverte des casemates peut vous assurer une très bonne promenade ! Je vous conseille quand même de la faire à vélo car vous risqueriez de faire pas mal de kilomètres.

Insolite ! Parmi tous ces vestiges de la Seconde Guerre mondiale, trois d’entre eux ont été réhabilités en maison d’habitation. Il y a notamment la fameuse casemate « Klara », jonchant la plage de la Conche (Saint Clément des Baleines). Le fait qu’elle ai été repeinte en blanc (couleur locale des bâtisses) lui assure une grande visibilité. Si la curiosité vous pique, allez vous promener sur la plage et vous la verrez.

Aux Portes-en-Ré

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Plage de la Rivière

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Plage de la Conche

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Voici la maison que j’évoquais plus haut. Bien évidemment, il n’est pas permis d’aller au delà des grillages. Comme l’indique la photo suivante, c’est une propriété privée !

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Saint Martin de Ré

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Voici la commune incontournable de l’Ile ! Un port en son sein, des boutiques toutes aussi mignonnes les unes que les autres, une grande richesse historique, de spécialités culinaires originales… De quoi occuper une bonne partie de votre séjour si vous désirez découvrir la ville en détail. Au gré de mes ballades, j’essaye à chaque fois de découvrir (ou de re-découvrir) des endroits mystérieux, insolites. Ce qui m’amène très souvent à des réflexions postérieures, afin de comprendre leur histoire.

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Si vous aimez prendre de la hauteur, vous adorerez très certainement monter dans le clocher de l’église de Saint Martin. Certes, la visite est payante, mais pour moins de deux euros (tarifs exacts), le détour vaut réellement le coup d’œil. Le vertige ne m’ayant toujours pas quitté (c’est fou comme il m’aime lui !), je craignais l’ascension des marches en bois. Celles-ci sont vraiment très étroites (impossible de se croiser à deux) et le vide ne manque pas. Donc petit conseil : n’espérez pas faire la visite avec une poussette ou des sacs trop encombrants. J’ai moi-même eu assez de mal à me tourner avec le sac-à-dos de mon appareil photo. Malgré cela, il est intéressant de pouvoir observer la cloche de près. Puis quel régal quand nous arrivons au sommet ! Lorsque j’y suis montée, il y avait vraiment très peu de monde, de ce fait, j’ai pu me permettre d’occuper la plateforme au maximum pour capturer quelques clichés. La vue sur le port, notamment, est incroyable !

Informations supplémentaires : une visite nocturne est possible. De ce fait, si vous avez visité le clocher en journée, conservez votre ticket afin de bénéficier d’un demi tarif. Lorsque vous vous trouverez dans les marches, vous serez juste à côté de la cloche : évitez de vous y trouver lorsqu’elle sonne ! Si vous avez des difficultés pour gravir un escalier, renseignez-vous d’abord si vous pouvez réaliser l’ascension. Comme je le disais plus haut, celle-ci n’est pas simple au vu de l’état et de l’étroitesse des marches.

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ILLUSTRATION_Source : site de la Martinière

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En redescendant en ville, n’hésitez pas à vous arrêter du côté de l’Atelier de la Martinière (boutique dépendant du glacier éponyme). J’ai craqué pour la devanture du commerce avec ses macarons et toutes ses couleurs acidulées. De quoi s’en mettre plein les mirettes et ouvrir l’appétit des plus gourmands. Du coup, en continuant votre promenade, si votre estomac réclame de quoi le calmer, arrêtez-vous chez LE susdit glacier. J’ai eu l’occasion de déguster plusieurs parfums, dont : framboise/poivron, huître, pomme de terre de l’île, coquelicot. La glace à l’huître (grande curiosité de La Martinière) m’avait été conseillée par une blogueuse. Il est vrai qu’au départ j’étais un peu réticente. La première bouchée laisse vraiment passer un goût iodé. Par la suite, on sent davantage la crème, le sucre et les zestes de citron. Allier un produit de la mer et un met sucré aurait pu être un pari risqué, or, celui-ci fonctionne à merveille…la demande du produit étant toujours aussi conséquente.

Si l’envie vous prend de vouloir écrire à vos proches ou de vous refaire une décoration très sympa, rendez-vous chez « Osez Sophie ». C’est ici que j’ai pu trouver des cartes postales absolument adorables et très humoristiques, ainsi que des petits cadeaux pour mes parents.

Autres lieux incontournables de Saint Martin de Ré : sa maison d’arrêt et ses remparts. Là encore, si vous souhaitez vous organiser une petite ballade, vous serez servis ! De la Porte de Thoiras jusqu’aux pieds de la maison d’arrêt, il y a énormément de choses à voir. Ce qui m’a le plus interpellé, ce sont toutes les inscriptions qui recouvrent les murs de la citadelle, côté centre pénitentiaire. Il s’agit des noms de bagnards qui ont transité par Saint Martin avant de rejoindre le bagne de Cayenne (Guyane). Je trouve dommage qu’ils ne soient pas mieux conservés.

ILLUSTRATION_Propriété de Marin

Ballades diverses : coucher de soleil, street art, etc

ILLUSTRATION_Prorpriété de Marin

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Ce chat au large sourire ne vous rappelle pas quelques chose ? Il s’agit de M.CHAT, le même graff que vous avez pu voir quelques photos plus haut. C’est la création de Thoma Vuille, un artiste franco-suisse. Il a investi l’Ile de Ré depuis quelques années (entre 1997 et 2000) en ayant marqué sa présence sur plusieurs transformateurs et autres murs en tout genre.

Mon autre coup de cœur va droit à cette petite Peugeot (ci-dessous). Mieux qu’un panneau, elle sert de support publicitaire au magasin Brico Loisir d’Ars-en-Ré.

ILLUSTRATION_Propriété de Marin

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Une réaction

  1. Ton article m’a fait révé !!! m’a rendue nostalgique ! On y est allé en Septembre, mon père à loué là bas, et tous ceux de la famille qui voulait se ressourcer pouvait venir ! je m’en rapellerais toujours, c’était suite à mon voyage en Afrique…personne pensais que je viendrais ! j’ai rappliqué en train pour leur faire la surprise ! je connaissais là bas mais quel plaisir de revenir hors saison : pour manger des huitres, prendre le vent, faire du vélo bien sûr, mangé de délicieuse glace bref ! c’était top !
    Félicitation pour tes magnifiques photos !!! et les anecdotes sur les conneries dites autour de toi m’ont bien fait marrée ! Je voulais faire un article aussi sur ses vacances mais malheureusement appart des photos de nourriture je n’ai rien =/ m’enfin !
    des bisous

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