En me lisant, vous aurez pu vous rendre compte que j’essaie de manier humour et moments de sérieux, tout en m’appliquant à limiter le nombre de gaffes. C’est tout beau, tout propre, mais ce n’est qu’une façade appliquée. C’est joli sur le blog, parce qu’en fait, si vous deviez me supporter au quotidien, vous pourriez en écrire des livres ! Avant d’en arriver là, je vais vous dépeindre mon portrait en tant que collectionneuse de bourdes.

Voilà, un jour en revenant du travail, je suis allée faire des courses. Arrivée à la caisse de mon petit Carrefour City (j’ai le droit de citer des marques nananèreuuuh !), deux personnes se trouvaient devant moi. A côté, un monsieur en fauteuil roulant proposait des viennoiseries à la vente. Au moment de régler mes achats, le caissier s’est aperçu que la cliente précédente avait oublié un article. Il a bien tenté de partir à sa recherche, cependant en vain. C’est à ce moment, que j’ai ouvert ma grande gueule pour édulcorer la scène avec un proverbe : « quand on a pas de tête on a des jambes ! ». Machinalement, mes yeux se sont portés vers le monsieur en fauteuil roulant. Je me suis sentie très très très seule : ce dernier était amputé des deux membres inférieurs. La petite voix de ma conscience intervenant alors : « mais merde qu’est-ce-que tu es conne, réfléchis avant de parler ». Bien que le monsieur soit tout ce qu’il y ait de plus adorable, cela aurait pu le blesser, il aurait pu mal interpréter mes paroles.

blocespace_petitblocespace_petitVous voyez, je suis exactement ce genre de fille : quand je parle sans réfléchir alors je veux dire une boutade, je fais des gaffes. Le plus con, c’est qu’après coup, je m’en veux terriblement. Heureusement, souvent tout le monde le prend à la rigolade et ça passe comme une lettre à la Poste. Mais qu’est-ce-que c’est gênant ! Voici un florilège de mes bourdes les plus « mignonnes ».

Lorsque j’étais petite, il y avait un flipper chez mes parents. Mon frère avait invité un de ces potes et tous les trois, avec mon père nous enchaînions les parties. Jusqu’au moment où j’ai eu mon quart d’heure « blondinette-qui-parle-sans-réfléchir ». Cela vous l’a déjà certainement fait, de confondre des mots ! Bien, jusque-là, nous nous comprenons. Comme je le disais, les parties s’enchaînaient, s’enchaînaient, puis BIM, fin du jeu. Adorant le flipper, je balance, avec toute l’innocence qu’un enfant peut avoir : « Bon aller, on refait une partouse ? »…au lieu de dire « une partoche » dans notre bon vieil argot (= une partie). Je ne comprenais pas pourquoi tout le monde rigolait (et bah oui, je n’avais pas un vocabulaire aussi dépravé à l’époque, j’étais un ange !). Lorsque l’on m’a expliqué ce que signifiait « partouse », j’aurais tout donné pour me cacher dans un trou de souris.

Je vous rassure, je sais me venger ! Me taper la honte du siècle, ça va cinq minutes. Étant altruiste, j’adore partager ces grands moments de solitude. Cette fois-ci, c’était avec ma mère. Je n’étais pas bien haute, mais j’avais déjà l’âme corrompue par le Mal (moouuhahahaha !). A l’époque de Noël, nous faisions les courses. Moi, fièrement installée dans l’espèce de siège du Caddie, mon neurone débile décida alors de prendre le contrôle de ma timide personne, lors du passage en caisse. Le magasin étant décoré pour les fêtes de fin d’année, il y avait des cloches accrochées juste au-dessus de nos têtes. Pour parfaire le décor : deux dames âgées faisaient la queue derrière nous. J’attrape ma mère part la manche et lui dit, sans lâcher les deux dames du regard : « Maman, Maman, tu as vu les deux cloches là ? Elles sont grosses ces deux cloches, tu trouves pas ». Bah quoi, ça vous choque de parler des décorations ? Ma mère, par contre, ne savait plus où se mettre.

ILLUSTRATION_Source InternetDans le même ordre d’idée, il y a le fait de mélanger les mots, de foutre la honte à ses parents et de vexer les autres. Avant que vous ne me décerniez la palme de la gamine infernale, je reprends une troisième fois l’excuse de l’innocence et de mon jeune âge. Mes parents, mon frère et moi-même étions au restaurant. Ce dernier était décoré de cadres, un peu étranges dira-t-on. L’un d’entre eux, placé à côté d’une table (occupée par un homme et une femme), représentait une autruche. Alors que nous passions devant ce grand tableau pour sortir du restaurant, je m’enthousiasmais à l’idée de le montrer à mes parents. Le regard tourné vers eux et l’index pointant la femme, je m’exclamais avec fierté : « Oh mais regardez la greluche qui est là ! ». Pour moi, une « greluche » n’était rien d’autre qu’une autruche. Désolé Madame si vous vous êtes sentie visée, mais ce n’était pas le but.


Avouez-le, vous n’êtes pas tant des anges que ça vous aussi ! Quelles sont vos pires gaffes ?

La parole est à vous

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